S'écrire confinés

une proposition de Peuple et Culture.

ecrireNous vivons une expérience inédite : nous ne pouvons pas nous réunir.  Pour nous protéger mutuellement, et, par effet d'onde, en  protéger d'autres, lointains. Paradoxalement, être éloignés nous rapproche, autrement.  Si loin, si proche, comme titrait Wenders. Mais, notre volonté de vivre et de faire vivre, notre conscience d'appartenir à une commune humanité ne sont pas confinées, elles. Pas plus que notre capacité à discerner la mécanique qui nous a menés là.  
Entre gravité et peur, solidarité et autoprotection, constats et intuitions, prenons la plume pour nous rejoindre, largement. Vous trouverez ci-dessous trois propositions ouvertures pour délier les pensées et les mots.

Les textes écrits sont à envoyer avant le 30 avril 2020 à :

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 Les écrits reçus seront publiés régulièrement sur notre site. Vous restez bien sûr libres de les signer de votre nom, de votre prénom ou encore d'un pseudo... Nous vous remercions de les dater.

Découvrez les textes qui nous ont d'ores et déjà été envoyés par les premiers confinauteur.es!

 

Ouverture  1 : Durant le confinement, la conscience que nous avons du temps qui passe est différente, les rythmes de nos vies ralentissent.  Les relations sociales plus rares nous obligent à un rapport au monde différent. Écrire au sujet de ce qui nous envahit, nous traverse, nous confronte, nous apaise, nous manque...

Ouverture  2 : Raffaele Morelli écrit : "Dans un climat social où penser à soi est devenu la règle, le virus nous envoie un message clair : la seule manière de nous en sortir, c’est la réciprocité, le sens de l’appartenance, la communauté, se sentir faire partie de quelque chose de plus grand, dont il faut prendre soin, et qui peut prendre soin de nous. La responsabilité partagée, sentir que de nos actions dépendent, non pas seulement notre propre sort, mais du sort des autres, de tous ceux qui nous entourent. Et que nous dépendons d’eux."

Décrire l'un ou l'autre changement que nous constatons, que nous devinons, que nous pressentons dans nos comportements suite à la prise de conscience des leurs répercussions sur la vie des autres, de l'environnement.  Il ne s'agit pas de décrire les consignes d'hygiène sanitaire, mais de puiser dans nos réalités quotidiennes, personnelles, les petits ou grands changements que nous choisissons d'adopter.

Ouverture 3 : Raoul Vaneigem écrit : "Or, voilà que la faillite avérée de l’État-escroc atteste un délabrement économique et social qui rend absolument insolvables les petites et moyennes entreprises, le commerce local, les revenus modestes, les agriculteurs familiaux et jusqu’aux professions dites libérales. L’arrêt des nuisances productivistes a diminué la pollution mondiale, il épargne une mort programmée à des millions de personnes, la nature respire, les dauphins reviennent batifoler en Sardaigne, les canaux de Venise purifiés du tourisme de masse retrouvent une eau claire, la bourse s’effondre. L’Espagne se résout à nationaliser les hôpitaux privés, comme si elle redécouvrait la sécurité sociale, comme si l’État se souvenait de l’État-providence qu’il a détruit. Rien n’est acquis, tout commence. L’utopie marche encore à quatre pattes. Notre présent n’est pas le confinement que la survie nous impose, il est l’ouverture à tous les possibles. C’est à l’appel de la vie et de la terre à restaurer que nous voulons répondre. La quarantaine est propice à la réflexion. Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente."

En vous inspirant de cette "envolée", décrivez le monde à reconstruire après le passage du coronavirus : jubilatoire, le texte peut prendre la forme d'une lettre ouverte, ou de mise en garde à l'attention des jeunes générations.

Merci pour vos contributions.

Prenez soin des autres, prenez soin de vous.

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