Enseigne bonne femmeLe projet Dard’art visait à développer des pratiques d’art communautaire dans le quartier de la Bonne-Femme pour explorer et traduire sous différentes formes ce qui relie mais aussi sépare et isole les habitants, les groupes et les communautés.

Pourquoi mettre en valeur le quartier ?

Depuis quelques années, c’est un endroit quelque peu oublié de la Ville de Liège où les places publiques manquent. Aujourd’hui, des projets d’aménagements de terrains abandonnés voient le jour et c’est une chance pour le quartier. Pour qu’ils ne se développent pas sans les habitants, nous leur avons proposé de s’impliquer dans une démarche créative qui leur a permis de s’exprimer sur le vivre ensemble.

Abracadabancs : ou comment assembler, transformer, relooker des objets de tous les jours en bancs pour investir et partager l’espace public. Des bancs pour papoter, se reposer, pour rêver,…

Porte à portraits : un portrait sensible du quartier interrogeant les rapports que les habitants entretiennent avec leurs lieux de vie et d’activités. 

Pour visionner l'ensemble des photos, cliquez ici

 

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En 2013, nous avons mené le projet Dard’art qui visait à développer des pratiques d’art communautaire dans le quartier de la Bonne Femme à Grivegnée pour explorer et traduire sous différentes formes ce qui relie mais aussi sépare, isole les habitants, les groupes et les communautés du quartier.
Lors de l’inauguration des locaux rénovés de Peuple & Culture, nous avons présenté l’exposition Portes à portraits à nos visiteurs, dont
Bernadette Kinet, coordinatrice du secteur animation du CPAS de Visé.
En 2014, c’est en partenariat avec le CPAS de Visé que nous remettons ce projet sur pied en repensant la démarche et les objectifs à la demande des nouveaux participants.

Concrètement, cette nouvelle démarche comporte deux volets :

Le volet « photos » : les participants intéressés par le projet (du lavoir social, de la ludothèque, des ateliers coutures, du troc itinérant, ...) parcourent et photographient de leur propre initiative différents lieux qu’ils fréquentent et qu’ils veulent faire découvrir. Une animatrice de Peuple et Culture les accompagnent tout au long du projet afin de les aider à prendre de bons clichés (comment cadrer,…). Les lieux choisis collectivement sont ceux qu’ils fréquentent quotidiennement, ils font partie intégrante de leur vie mais ce sont également des lieux de rencontres.

Le volet « bancs publics » : Accompagnés des travailleuses du CPAS, d’une animatrice de Peuple et Culture et d’un bénévole, les par-
ticipants se sont organisés pour récolter une série d’objets et de matériaux pour construire des bancs publics. Plusieurs locaux sont mis
à leur disposition durant quelques mois, ils pourront ainsi se retrouver chaque semaine et créer collectivement.

Les animatrices de Peuple et Culture ont organisé et coordonné plusieurs réunions avec les participants et le CPAS afin de les accompagner dans le processus de décision quant au choix des lieux à photographier, le choix des photographies à sélectionner, les différents matériaux nécessaires à la construction des bancs,… Le planning ainsi qu’une liste des tâches « terminées » ou « encore à faire » ont également fait l’objet de ces réunions.

Par ce projet, les participants souhaitent mettre en évidence les différents services et activités auxquels ils ont accès dans leur région ,et faire un état des lieux de leur éventuelle insuffisance.
Des revendications sous jacentes peuvent ainsi apparaître dans le choix et le cadrage de leurs photos.
De même la construction de bancs peut être interprétée comme une volonté de multiplier les espaces publics de rencontres sur la commune, notamment entre ouvriers, employés, commerçants étudiants,pensionnés, chômeurs et personnes au CPAS,
Un de leurs enjeux principal étant de déconstruire les stéréotypes qui pèsent sur les bénéficiaires des services du CPAS. Le projet se poursuivra en 2015

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Janvier 2016-Fin octobre 2016

L’enjeu de la mixité sociale et de la diversité culturelle est de taille tant à Droixhe qu’à Bressoux. En effet, le CJ est implanté dans deux quartiers de la ville de Liège classifiés « Zone d’initiatives privilégiées de type 4 » c’est à dire « Cité sociale à requalifier ».  La requalification du site de Droixhe est bien avancée et se poursuit pour « relever le défi de la rencontre entre l’habitat et l’architecture, le logement et le développement socio-économique en assurant la mixité sociale et la qualité de vie ». Toutefois, il ne suffit pas de décréter la mixité sociale et la qualité de vie pour qu’elles se réalisent, il convient au contraire de les construire et de les entretenir pour qu’elles vivent. 

Dans les quartiers de Bressoux et de Droixhe, l’architecture de l’agora-space et du mobilier urbain (bancs) renvoie aux jeunes une image très négative d’eux-mêmes. Changer de regards propose de développer des actions culturelles et artistiques de résistance pacifique dans l’espace public pour faire entendre la voix des jeunes, changer le regards des adultes sur les jeunes et des jeunes sur les adultes et négocier des changements respectueux de l’intérêt général et du bien commun.

Le public du CJ est majoritairement issu du milieu populaire du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Afrique Noire. Il s’agit bien souvent de jeunes issus de familles nombreuses dont la majorité connaît des difficultés socio-économiques. Au nombre des insfrastructures qui participent à de la requalification des quartiers, il y a le CJ qui bénéficie d’ailleurs d’un nouveau bâtiment depuis plus de deux ans maintenant. Des tensions intergénérationnelles et culturelles se manifestent aujourd’hui à propos d’une des infrastructures de loisirs : un Agora Space couvert – terrain multisports de la plaine de Droixhe - qui sera ouvert à tous les jeunes. A l’heure actuelle, l’architecture du projet a été modifiée suite aux remarques et demandes formulées par les représentants du comité des locataires : des grilles ferment l’agora jusqu’à la toiture. Les bancs qui seront installés sur la place sont certes d’un design unique mais ils ne permettront pas de s’asseoir dans la mesure où le modèle retenu est un « assis-debout ». Ce choix suscite bien des questions quand on sait que la plaine va aussi accueillir un terrain de jeux pour les jeunes enfants.

Les jeunes ont fait des propositions responsables concernant l’utilisation de l’espace qui n’ont pas été retenues. Ils vivent mal ces transformations parce qu’ils ne « comprennent » pas pourquoi l’agora space de Droixhe doit être différent de ceux qu’ils connaissent ailleurs mais aussi et surtout parce que l’infrastructure et ses aménagements renvoie une image dévalorisante et stigmatisante d’eux-mêmes. 

Ce projet comprend plusieurs phases complémentaires:

Il porte sur la réalisation d’une enquête participative, l’organisation d’animations dans l’espace public,  la réalisation/création d’une exposition « photolangage » et d’un court-métrage. L’ensemble s’articule sur le développement de pratiques d’art communautaire dans les quartiers de Bressoux et de Droixhe pour explorer et traduire sous différentes formes ce qui relie mais aussi sépare et isole les habitants, les groupes et les communautés.

 
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