L’exemple de Peuple et Culture Corrèze.

Créée au printemps 1951, dans un département profondément rural dénué de structures culturelles, l’association engage un véritable travail pionnier :

  • Accueil des grandes troupes de la décentralisation théâtrale avec la constitution de réseaux de spectateurs actifs.
  • Jalons d’une politique de lecture publique avec les veillées-lecture pour la découverte d’écrivains et de poètes.
  •  Formation intellectuelle, civique et artistique pour “ceux que l’école a quittés trop tôt”.
  • Stages “congés-cadre jeunesse” fréquentés par de jeunes ouvriers et paysans qui quittent l’usine ou la terre pour une semaine et expérimentent ensemble tout à la fois réflexion sur des questions économiques, sociales, civiques, la photographie, la lecture, le cinéma et selon les saisons le ski ou la voile.
  •  Voyages d’études qui mêlaient contacts directs avec des formes de vie ou d’organisation sociale et politique différentes et découverte des œuvres d’art dans les grands musées européens.
  • Séjours au Festival d’Avignon dès 1955.
  • Ciné-clubs dans les villages et les usines où sont projetés les films de Chris Marker, Alain Resnais, Joris Ivens, Roberto Rosselini, Georges Rouquier, Jacques Tati, Agnès Varda... (Les cahiers du cinéma de mars 2008 viennent de publier un texte de André Bazin intitulé “Comment présenter et discuter un film” extrait de l’ouvrage Regards neufs sur le cinéma, Le Seuil, collection Peuple et Culture, 1953)

C’est sur cet humus là et à partir d’un large réseau humain constitué en profondeur sur plusieurs générations que Peuple et Culture développe aujourd’hui ses actions, dans une tradition “généraliste”, considérant que les arts et la culture ne se limitent pas à des domaines spécialisés mais concernent tout ce qui est susceptible de relier les hommes dans l’espace et dans le temps.

 

 

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